Le peuple Bassari s’est installé dans une région peu accessible dans le Sénégal oriental. Ils vivent dans des cases rondes en pierre et toit de chaume qui descend environ à un mètre du sol. Les cases sont disposées autour d’une espace central qui sert pour les cérémonies rituelles comme celle qui marque la fin des récoltes à laquelle j’ai assisté à Ethiolo. Ils pratiquent l’agriculture pendant l’hivernage sur des sols qui sont ravagés par les feux pendant la saison sèche. Ils cultivent aussi des jardins depuis l’installation de puits, ce qui leur a permis de diversifier leur alimentation. Par ailleurs comme les Peuls, ils ont tous quelques troupeaux.
Les traditions semblent intactes et leur signification spirituelle est transmise aux plus jeunes au cours des rites d’initiation. Un village dédié à cette initiation se trouve en contrebas du village principal. Les règles sociales, rites et croyances reflètent la capacité de faire un usage respectueux et durable de leurs ressources.
Par ailleurs les Bassari interagissent avec les deux autres principales ethnies vivant ici, les Bedick et les Peuls pour conserver sa dimension sacrée au pays Bassari.
Vers SalamateVillageCase traditionnelleLe toit de chaume ici recouvre toute la caseRécolte du chaumeEgathEgathHonorine Bonang et Anne Marie BindiaJeune maman à EgathVers EgathLes sols sont brulés: accidentel ou pas ?Puits pour maraichageMaraichageEgathCentre du village où tout le monde se retrouveFileuse de cotonMiel, très récolté par les BassariVillage pour initiation des jeunesCase sacréeBoucliers pour initiation